| LA CULTURE ALGERIENNE |
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La littérature algérienne
La musique algérienne
La musique algérienne est connue pour la diversité de ses styles et la richesse de son répertoire. Chaque région a sa propre tradition musicale qui reflète, pour paraphraser Victor Hugo sa façon spécifique « de penser bruyamment ». Mais spécificité ne signifie pas repli sur soi. Pour preuve, la musique algérienne s’est toujours enrichie d’apports venus tantôt de l’Andalousie, tantôt de l’Afrique subsaharienne, tantôt encore des rives orientales de la méditerranée.
qui dérive de la musique arabo- andalouse, est née dans les quartiers populaires d’Alger dans la première moitié du XXème siècle. Elle est interprétée dans la langue populaire, dialecte de la capitale (d’où son nom de chaabi qui veut dire populaire en arabe) par des maîtres parmi lesquels : Hadj M'Hamed El Anka, Maâzouz Bouadjadj, Boudjemaâ El Ankis, El Hachemi Guerouabi, Dahmane El Harrachi, Slimane Azem, Abdelkader Chaou, Amar Laachab, Amar Zahi, Abderrahmane Koubi, Abdelmadjid Meskoud… avec ses spécificités propres et sa poésie compte parmi ses interprètes: Idir, Ait Menguellat, Maatoub Lounes, Kamel Hamadi, Cherif Kheddam, Djamel Allam, Malika Domrane, Rabah Asma, Hanifa, Nouara
est une musique populaire basée sur le rythme zendali . Parmi ses interprètes citons à titre d’exemples Bekakchi El Kheir, Samir Staifi, Bentoumi Mohamed, Djamel Nordine…
est un style musical traditionnel de la région des Aurès qui s‘exprime tantôt en arabe, tantôt en Chaoui. Parmi ses interprètes citons à tire indicatif : Katchou, Hamid Belbeche, Aissa Djarmouni, Ali El Khencheli, Hadj Bouragaa, Djenia Khaled, Teldja, Zoulikha, Nacreddine Hora, Massinissa.
est à l’origine une musique bédouine fondée sur le bendir et le jawaq (la flûte). Parmi ses interprètes citons à titre non exhaustif : Ahmed Khelifi, Abdelhamid Ababsa, Menai Ahmed, Amar Bar, Rah Tahar, Bachir Sahraoui, Rabah Driassa, Nora….
La musique oranaise tire sa spécificité par le mélange harmonieux entre le badaoui traditionnel et le moderne. Ces principaux maîtres sont : Ahmed Wahbi, (chanteur compositeur), Blaoui Houari. Le rai est né dans la région d’Oran ,il s’exprime en arabe dialectal. C’est une forme musicale qui résulte de l’union de la musique bédouine, des sonorités latines et arabo andalouse. Parmi les noms liés à ce genre musical : Cheikha Remiti, Cheikh Khaldi, Cheikh Hamada, Ahmed Saber, Zehouania, Bellemou (le trompettiste), Safy Boutella, Houari Benchenet, Rachid et Fethi Baba Ahmed, Hasni, cheb Khaled, cheb Mami, Fadila, Sahraoui…
est une musique ancestrale qui provient de l’Afrique subsaharienne. Elle est chantée par un maalem (maître) sur une musique à base de guembri, de tbel et qarqabus. Les interprètes les plus connus de cette musique sont Othmane Bali, Hesna El Bacharia.Durant les trente dernières années, la musique algérienne s’est encore diversifiée en s’enrichissant notamment des contacts avec l’orient (Ouarda El Djazairia,) et de l’occident(Rachid Taha,Souad Massi…) Le cinéma
Le cinéma algérien est né après l’indépendance. Les thèmes dominants des films de cette période traitaient du colonialisme et du mouvement de libération nationale. C’est le cas, par exemple du film « Le vent des Aurès » de Lakhdar Hamina en 1967. Les années 70 furent les années de gloire du cinéma algérien. L’ obtention de la palme d’or du festival de Cannes décernée en 1975 à Mohamed Lakhdar Hamina, pour son film «Chronique des années de braise», est sans doute le témoignage le plus éloquent de la reconnaissance internationale du cinéma algérien. Aujourd’hui, après une période de léthargie, le cinéma algérien retrouve sa vitalité.
La peinture
La peinture n’est pas étrangère en terre algérienne. Des milliers de gravures et peintures rupestres au flanc des Monts du Tassili attestent de l’enracinement de la pratique de cet art, depuis le néolithique, dans les traditions culturelles de notre pays. Par la richesse de ses sites et leur rare beauté, l’Algérie a de tout temps exercé une fascination sur des générations successives de peintres qui y trouvaient une source inépuisable d’inspiration. Des peintres algériens, au-delà de leurs spécificités artistiques propres, ont par la suite, défini les contours d’une peinture authentiquement algérienne. Ainsi, chez Racim, l’affirmation de l’identité passe par la valorisation de l’héritage islamique. Il est devenu Maître de la miniature et de l’enluminure. Ses disciples, très nombreux parmi lesquels Temmam, Ranem, Djaout, Sahraoui ont perpétué sa tradition. Leurs œuvres sont le reflet de certaines étapes de l’évolution du pays. Un nouveau courant artistique ne tardera pas à naître. Il s’agit de l’expressionnisme porté au plus haut niveau par Issiakhem et Bachir Yelles. Au figuratif narratif se substitue une peinture dite de chevalet qui se veut être l’expression authentique du vécu de l’Algérie, dans sa lutte quotidienne pour la liberté. Une autre tendance dite naïve, remarquable par la douceur de ses tons incarnée notamment par Baya et Benaoura , enrichira le patrimoine pictural algérien d’œuvres remarquables. Un autre courant se fit jour dans l’évolution de l’art pictural en Algérie. Guermaz Benanteur , Khadda , Aksouh sont à l’origine de l’émergence de la peinture abstraite. Celle-ci est née de la rencontre de l’expression graphique abstraite de l’Islam avec l’abstraction occidentale. Ces différents courants témoignent de la richesse du patrimoine culturel algérien. Les dernières années ont permis de découvrir de jeunes talents utilisant de nombreux matériaux où se mêlent harmonieusement l’héritage traditionnel et les techniques d’expression les plus modernes. L’année de l’Algérie, organisée en France en 2003, a fait découvrir au public les multiples facettes de de cette riche culture algérienne. L’artisanat algérien
L’art traditionnel en Algérie est plusieurs fois millénaire. Œuvres de femmes et d’hommes, doués d’une sensibilité raffinée, il s’exprime à travers le tissage, la céramique, la poterie, la bijouterie et porte l’empreinte spécifique de chaque région et de sa perception propre de l’esthétique. A titre d’illustration de cette diversité, on peut citer plusieurs types de tapis : les tapis de Tlemcen et du M’Zab, les tapis de la kalaâ, de Guergour, du djebel Amour, des Nememchas et d’Aflou… Il en est de même pour la poterie, art millénaire en Algérie où chaque région a son son propre style. Il existe ainsi une poterie des Aurès, une poterie de Kabylie, une poterie de Mila, une poterie de Jijel. La céramique, la maroquinerie, la dinanderie, les costumes traditionnels, la bijouterie, font partie intégrante de cet art algérien tout de luxe et de finesse. Même si certaines de ces activités artistiques autrefois pleines de vigueur et de vie semblent marquer le pas aujourd’hui, un nouvel élan est prévisible avec les plans de sauvegarde et de promotion du patrimoine matériel et immatériel que les autorités du pays commencent à mettre en œuvre.
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